Séminaire du 16/12/04

Publié le par Imagines

 

16 Décembre 2004 - Pierre favory "Résumé de la Thèse" (exemple d'un parcours)

 

Resumé de la Thèse

 

Cette recherche porte sur l’analyse d’œuvres alliant une forme plastique à un parti littéraire. Cette conjonction d’une création fictionnelle sous une forme plastique, que nous nommons installation fictionnelle ou installation narrative, induit une réception particulière des œuvres en rapport avec la compréhension du temps et la structuration de la mémoire.
Reconnaissant la particularité littéraire de ces productions nous sommes d’abord parti d’une analyse textuelle des œuvres qui nous a permis de définir le type de rapport existant entre le texte de la narration et l’élément plastique. Ce rapport joue avec la notion de véracité inhérente à tout énoncé fictionnel. L’élément plastique venant tour à tour prouver ou contredire l’élément scriptural.
Nous avons pu en conclure que comme toute œuvre plastique ces créations n’ont qu’une référence interne au vrai. Et que de plus la dualité des éléments constituant ces travaux provoque une appréhension spécifique de l’œuvre, le spectateur passant dans des positions alternées de doute et de conviction que nous nommons tremblement du vrai ou incertitude du sens.
Nous avons ensuite cherché à définir en termes esthétiques cette idée de dépassement du sens en traitant de la nature de ces œuvres à travers les notions d’immanence et de transcendance.
La coloration générale des travaux analysés, qu’ils soient de notre production ou de créateurs reconnus, ressort largement d’une sensibilité esthétique qualifiée d’intime. Mais nous montrons que les installations narratives échappent par leur affirmation fictionnelle à l’autocontemplation généralement produite par cette sensibilité.
Dans toutes les œuvres abordées dans ce mémoire, l’idée du temps est un élément initiateur du travail, soit comme thème, soit comme matière de la production.
Les développements que nous venons de décrire nous ont amené à montrer qu’il y avait certains types d’identités entre, d’une part image et fiction et, d’autre part, entre temps et image, nous réunissons alors en un seul élément – la mémoire – ces différentes identités du temps, de l’image et de la fiction, en montrant que toute mémoire – individuelle, collective, historique – est une construction fictionnelle du temps.
Constatant que la mémoire a une particulière affinité avec les lieux – une topophilie – nous essayons, après analyse de différents lieux emblématiques du Paris au XIX° siècle, de mettre en espace les installations que nous avons précédemment présentées.
Comme les installations narratives sont autant constituées d’écrits que d’éléments plastiques, nous avons appuyé la totalité de notre travail sur des textes littéraires ou philosophiques. Nous avons de même tenté de conserver cette particularité littéraire dans la rédaction de ce mémoire par la multiplication des niveaux d’écriture, identifiés en trois groupes : des notules ( textes brefs de travail), des narrations ( fictions), des analyses ( le travail théorique en lui-même).

 

 

 

 
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