séminaire du 19/05/05

Publié le par imagines

 Adolphe Nysenholc

Enseignant à l'Université libre de Bruxelles, spécialiste de Charlie Chaplin

" La représentation de la technique et la question de l'inconscient dans les films de Charlie Chaplin"

Adolphe Nysenholc - Charles Chaplin- IMAGINES-Université Montaigne de Bordeaux-19 mai 2005

 

L'exposé a d'abord porté sur la carrière de Charles Chaplin, sur son audace et sa prudence, sur la logique de son évolution, comment il était un comédien de musi-hall chevronné (au fait de toutes les techniques de la scène), comment il a composé une silhouette plastique (avec son sens de la ligne hérité de la bande dessinée), comment il a acquis progressivement tous les métiers du cinéma.

L'analyse a ensuite porté sur le personnage comique (développé dans mon ouvrage L'âge d'or du comique, 2002), sur les traits qui le caractérisent, sur ses gags, avec de nombreuses illustrations de brefs extraits de films, sur les critères de distinction du comique et du tragique, étant donné que ce cinéaste conjugue les deux genres.

Mais plus qu'acteur, Chaplin est aussi un scénariste, un grand conteur. Du point de vue de la narration, a été examiné le rôle du rêve dans l'élaboration du récit, et son rapport avec le personnage lui-même (voir l'article "Le rêve chez Charles Chaplin", 1998).

Quant au metteur en scène, nous avons vu comment il maîtrise l'image jusque dans les moindres éléments de la scénographie. Comme exemple, nous avons étudié comment il traite cet élément du décor courant qu'est un mur,  en lui donnant là aussi des configurations originales et qui sont en résonnance avec le personnage .

Enfin, nous avons montré comment les appareillages (caméra, appareil de projection, voire toute l'industrie du cinéma...) s'imprime dans l'image chez Charles Chaplin, dans sa mise en scène, dans son jeu même, et comment il n'a cessé de parfaire la cohérence de son art (cf. le texte ci-joint sur "la représentation de la technique chez Chaplin", 2004).

Enfin nous avons pu conclure par la résonance de sa "geste" dans le siècle due notamment à sa grande lisibilité et à son engagement politique et social (voir mon ouvrage, C.C., ou la légende des images, Méridiens-Klincksieck, 1987).

 

 

 

 

 

 
Publicité

Publié dans ARCHIVES

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article